sylvianne spitzer

Psychologue, psychothérapeute, therapeute EMDR

Violences conjugales

Je reçois des victimes, femmes comme hommes et des auteur(e) de violences conjugales.

En ce qui concerne les victimes, le travail psychothérapeutique n’intervient pas nécessairement lorsque la personne prend conscience de ce qu’elle vit, mais plutôt parce qu’elle est fatiguée ou parce qu’elle a peur de ses propres réactions violentes.

Au fur et à mesure la personne victime s’aperçoit que les violences sont souvent  présentes depuis le début de la relation mais qu’elles ont été banalisées à la lumière d’explications que la victime elle-même met en place (fatigue, problème au travail, modification hormonales…). La victime trouve des alibis à la personne qui l’agresse. C’est parce qu’elle minimise ce qui s’est passé, que la personne violent peut continuer son travail de sape et que les violences peuvent s’installer. La personne violente est persuadée d’avoir raison, que sa vision est la meilleure, qu’elle sait qu’elle est la « loi » intrafamiliale mais aussi sociale.

Il existe une différence essentielle dans la mise en place des violences en fonction du sexe :

  • Ainsi les femmes sont d’abord victimes de violences physiques par leur compagnon. La peur des coups, l’envie d’échapper à une nouvelle souffrance physique, la peur de mourir aussi, installe une soumission face à l’agresseur. Ensuite le compagnon n’a plus qu’à mettre en place des violences psychologiques qui vont entretenir la soumission, la peur et l’emprise.
  • Pour les victimes masculines, leur compagne instaure d’abord un climat psychologiquement violent. Mots humiliants, rabaissement, insultes, plaintes permanentes, destruction d’objets… Au bout d’un temps plus ou moins long, le rythme s’accélère, l’intensité aussi préparant ainsi le terrain pour l’apparition des premières violences physiques.

Mon expérience de pratique auprès de victimes de violences m’a permis de constater que les violences physiques sont tout autant présentes chez les victimes hommes que chez les victimes femmes. Sauf que les hommes ne les reconnaissent pas et les banalisent. Si une femme considèrera une claque comme un acte violent et une agression, un homme qui prend une claque se dit que ce n’est pas grave et qu’il peut encaisser. Tout ceci est la conséquence d’un système éducatif et social hautement discrimant.

Rappelons rapidement quelques types de violences :

  • les violences psychologiques
  • les violences physiques
  • les violences sexuelles
  • les violences économiques
  • les violences morales

 

En psychothérapie, les victimes, quelque soit leur sexe, prennent doucement conscience de ce qu’elles vivent et de l’impact que cela a sur leur vie psychique, physique et sociale.

Le psychisme « s’ouvre » souvent lorsque la victime « voit » brutalement l’impact des violences sur les enfants. Beaucoup de parents pensent que les enfants ne savent pas, ne voient pas, n’entendent pas. C’est faux. Les enfants savent toujours. Le fait qu’ils soient dans leur chambre et qu’ils ne voient pas les actes violents, n’empêchent pas qu’ils les subissent. Ils entendent les cris et imaginent les actes qui peuvent aller avec. C’est comme si ils assistaient en direct à la violence. De plus, après le passage à l’acte les parents sont souvent en froid, un(e) peu présenter des traces de coups, être prostré… Les enfants comprennent donc qu’il s’est passé quelque chose et imaginent le pire. Ils arrivent aussi à croire que tout cela est de leur faute, surtout dans les familles recomposées.

Les processus en œuvre dans la psychothérapie peuvent aussi permettre une émergence de l’envie de justice. Faire le pas vers une main courante, un dépôt de plainte n’est pas un pas facile. La peur des représailles, de se retrouver sans ressource, de perdre la garde des enfants, de devoir changer de logement… tant de critères qui font que les victimes n’agissent pas en Justice. La psychothérapie agira comme un soutien dans la prise de décision et durant le temps judiciaire.

La psychothérapie ne s’arrête pas à l’éventuel décision d’un tribunal. Il faut ensuite se reconstruire. Reprendre conscience en soi lorsque pendant des années on vous a dit que vous étiez nul(le) n’est pas simple. Retrouver la capacité à agir et à agir par soi même sans avoir à attendre l’accord de l’autre et sans rendre de compte n’est pas facile. Reconstruire aussi la confiance en l’autre sexe car la victime se méfie désormais et se pose dans la crainte du couple qui réactiverait le cycle infernal des violences conjugales.

Prendre rdv ? 06.15.93.46.43

 

 

stop-violence

 

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Cette entrée a été publiée le 7 juin 2016 par .
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